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Guy Luypaerts

Publié le par J. P. Bouyer

Même si, depuis le départ de Brassens et Barbara, je reste dans la nostalgie de la chanson française de ma jeunesse, j'ai toujours éprouvé beaucoup de tendresse pour Maurane.

Je l’aimais vraiment beaucoup. De son répertoire, ce sont les œuvres de jazz que je préférais. Sans doute parce que je suis moi-même un grand amateur de jazz. Par sa voix, elle leur insufflait un côté humain qui rendait cette musique plus proche des gens. Elle avait une voix très profonde, dans la grande tradition des chanteuses noires américaines comme, toutes proportions gardées, Ella Fitzgerald. Son grave avait ce caractère ensorcelant qui saisit l’auditeur. Sa voix était calme et jamais hystérique : elle sécrétait un bonheur d’écoute. Et puis, par-dessus tout, il y avait cette générosité de soi qui reste la qualité essentielle d’un chanteur. Et ce don-là, je ne l’oublierai jamais.

José Van Dam (le Soir, 9.5.2018)

Association d'idées : sa brusque disparition hier m'incite à rendre hommage à un compositeur maçon, que j'ai eu le bonheur de rencontrer en loge : Guy-Philippe LUYPAERTS (1931-1999) était son père.

Compositeur, pianiste (il fut soliste à l'Orchestre symphonique de Liège de 1961 à 1969), chef d’orchestre (il dirigea de 1965 à 1998 l'Orchestre de Chambre de Verviers, devenu l'Orchestre Henri Vieuxtemps) et pédagogue (il est l'auteur d'ouvrages de solfège), il enseigna au Conservatoire de Liège et devint en 1966 directeur de celui de Verviers, dont il développa considérablement l'activité et la réputation.

Initié à Bruxelles (sauf erreur, à la Loge Le Ciment) dès 1953, à l'âge de 21 ans, il fut ensuite membre des Amis Philanthropes ; dès son arrivée à Verviers, il y a été affilié (en 1967) à la Loge Les Philadelphes et le Travail réunis.

Il a composé une suite intitulée Arc-en-Ciel, dont le premier mouvement fut utilisé le 6 mars 1983 lors de l'allumage des feux de la Loge liégeoise de ce nom (Droit Humain 1339). On lui doit également deux œuvres maçonniques pour piano, Chaîne d'Union et Simple chanson à la mémoire d'un frère des Philadelphes.

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